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URGENCE LOI RILHAC !!!

Un statut hiérarchique du directeur ou de la directrice n'améliorera en rien le travail en équipe !

Mis en ligne le - Mis à jour il y a 21 jours

Adoptée ce 22 septembre en commission, le texte de loi portant sur la direction d’école porte en elle les germes du détricotage et de la libéralisation de l’école appelés de tous ses vœux par le ministre et le chef de l’état.

Le SNUipp-FSU a déjà interpellé les parlementaires membres de cette commission. Ce texte sera étudié en pleinière le 29 septembre, il est encore temps d’agir, mais il faut agir vite !

Les amendements rejetés, portés notamment par les parlementaires de l’opposition interpellés par le SNUipp-FSU de l’Ardèche, visaient à :

- Supprimer l’autorité hiérarchique, la délégation de compétences et l’autorité fonctionnelle.
- Etablir une aide administrative, pérenne et garantie par l’état
- Mettre en place une formation continue garantie tous les 5 ans.

Les amendements adoptés, vont dans une tout autre direction !
Il s’agit de réaffirmer la fonction de directeur ou directrice supérieur·e hiérarchique, sans pour autant créer un corps de direction d’école. Ces derniers appartiennent toujours au corps de professeur des écoles et peuvent se voir retirer cette autorité fonctionnelle à tout moment. De quoi museler encore mieux les éventuel·les récalcitrant·es.

Côté formation : on se garantit des chefs à moindre coût : le sénat proposait une formation certifiante, cette dernière n’a pas été adoptée en commission. Et l’obligation d’une formation garantie tous les 5 ans a été abandonnée.

Côté moyen et décharges  : c’est l’abandon d’un cadre national en échange de « marchandage » avec les autorités académiques. Le volume de décharges dépendrait, non plus du nombre d’élèves comme le voulait le Sénat, mais bien du nombre de classes, sauf qu’il ferait l’objet de négociations en fonction des réalités locales !

Quant à l’aide administrative : plus aucune garantie. Comme souvent, ce sera en fonction des moyens (et de la volonté politique) des collectivités...

C’est totalement à l’encontre de ce que souhaitent les collègues en charge de direction. Pour rappel, l’enquête ministérielle lancée en novembre 2019 a révélé que plus 90% des directeurs et directrices rejetaient le statut hiérarchique…. Nous avons déjà fait capoter ce genre de projet à de nombreuses reprises !

La remise en cause fondamentale du fonctionnement démocratique des écoles est trop grande !!! Nous devons continuer d’agir pour supprimer cet échelon hiérarchique, réclamer l’aide administrative, garantir un temps de décharges égalitaire et suffisant !

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