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12 octobre 2019

Groupe de travail redécoupage des circonscriptions du 10 octobre 2019

Réclamé par le SNUipp-FSU suite au simulacre de négociation de l’an passé, ce groupe de travail doit avoir pour objet d’étudier les ajustements à établir dans le redécoupage des circonscriptions. Aucun IEN de circonscription ni l’IA ne sont présents. L’IEN adjointe à l’IA explique qu’ils ont déjà travaillé en conseil d’IEN…

D’ailleurs le groupe de travail commence par une exposition des 2 ou 3 mesures envisagées par les hautes sphères pensantes de notre département.

Les représentants du personnel du SNUipp-FSU interviennent sur trois plans.

Quel est l’objectif réel de ce redécoupage ?

Le SNUipp-FSU rappelle les objectifs avancés par l’IA pour justifier ce redécoupage :

- équilibrer les territoires. Les mouvements de démographie nécessitent de mieux coller à la réalité du terrain et d’équilibrer la charge de travail des personnels dans les circonscriptions,

- coller aux territoires administratifs et aux bassins de vie (les intercommunalités),

- améliorer la qualité du pilotage par la création d’un poste fonctionnel d’IEN adjoint en charge du dossier ASH en le déchargeant de la gestion de toute circonscription.

A l’évidence, ce redécoupage n’a pas été pensé pour améliorer le service rendu aux élèves (couverture RASED, UPE2A) ou les conditions de travail des personnels exerçant dans les écoles.

Il est calqué sur les limites des communautés de communes. Or, les choix opérés au moment des créations d’intercommunalité l’ont été par l’Etat, souvent à l’encontre des volontés des élus locaux et des populations. De fait, c’est un découpage artificiel, encore voué à évolution (puisque les intercommunalités seront amenées à bouger dans le cadre de la réforme territoriale) et en inadéquation avec les bassins de vie des populations. D’ailleurs, on ne peut assimiler une communauté de communes construite à marche forcée par la préfecture à un bassin de vie d’une population. D’autre part, aucune intercommunalité n’a la compétence éducation. L’administration impose donc une structuration sur une entité administrative vide de sens. A moins qu’elle n’espère ou anticipe un changement en ce sens...ce dont rêve le ministre lorsqu’il évoque les EPEP ou autre EPSF.

Ce projet de redécoupage n’obéit pas à une logique Education Nationale puisque le secteur de recrutement des collèges ne collent plus aux circonscriptions. Pire, la circonscription d’AUbenas le Cheylard est désormais sur 9 secteurs collègues différents : où est la cohérence ? Pourtant, l’institution demande à développer les échanges entre primaire et secondaire avec la création du conseil école-collège.

Au final, le SNUipp-FSU s’interroge sur le réel objectif de ce redécoupage : passer de 7 à 6 circonscriptions ? Innover pour plaire en haut lieu ? Il rappelle qu’aucun travail paritaire n’a eu lieu sur cette question qui s’est limitée, comme pour ce groupe de travail, à une simple présentation. Cela permet toutefois à l’administration de simuler une “consultation de la profession” lui permettant de se parer de la médaille du dialogue social.

Comment s’est mis en place le redécoupage à la rentrée ?

Sollicité de toutes part avant et après la rentrée, le SNUipp-FSU fait un état des lieux des remontées. Le manque d’anticipation a généré des difficultés de fonctionnement à tous les étages.

- Certaines écoles ne pouvaient pas joindre les circonscriptions par mail avant la rentrée

- D’autres ne pouvaient pas se connecter à ONDE pour éditer par ex les listes de classe !

- La sectorisation des RASED, promise en juin, n’était pas effective. Plusieurs semaines de travail ont ainsi été perdues.

- Les secrétaires de circonscriptions ont dû faire un énorme travail de mise à jour.

- Les mails adressés à certains pôles ressources n’aboutissent toujours pas.

Globalement, il y a un problème de repérage. Les écoles ne savent parfois plus avec quel enseignant référent, quel RASED, quel médecin scolaire (s’il y en a un) ils doivent travailler.

Le sentiment général est bien celui de la perte de repère sur certains secteurs et l’énergie déployée pour refaire du lien avec des collègues repose au final sur les équipes, déjà bien engagées dans la charge de travail de la rentrée. C’est d’ailleurs un élément de gestion du Nouveau Management Public : brouiller les repères collectifs pour déstabiliser les personnels.

Quelles difficultés perdurent, quels changements opérer ?

L’IEN adjointe à l’IA explique que le ministère exigeait les remontées du département pour la veille (mercredi 9 octobre) ! Aucun temps n’est donc laissé à un travail ultérieur ni à un aller-retour avec les écoles.

Les écoles d’Albon et de Marcols (en RPI) sont actuellement situées sur deux circonscriptions différentes. Elle demandent à faire partie de nouveau de la même circonscription (Privas-Lamastre). Cet exemple symbolique témoigne du niveau de proximité avec les écoles entretenu par les auteurs du redécoupage !

L’école de Vinezac signale qu’elle est la seule du secteur de recrutement du collège de Largentière à ne pas faire partie de la circonscription de Cévennes-Vivarais.

Côté RASED, plusieurs problématiques apparaissent :

- suite au redécoupage, plusieurs écoles se sont retrouvées découvertes à la rentrée. Bien sûr, il est demandé aux collègues RASED de couvrir les écoles mais la réalité c’est qu’ils seront dans l’incapacité de s’y rendre pleinement, faute de temps disponible ou d’enveloppe pour se déplacer. Pour le SNUipp-FSU, les collectifs de travail mis en place depuis plusieurs années ont été brisés par ce redécoupage artificiel.

- Les frais de déplacements dus à certains collègues par leur ancienne circonscription ne sont toujours pas payés.

- La transmission de dossiers RASED entre collègues demande un temps d’analyse et une surcharge de travail conséquents qui ne sont pas pris en compte.

En ce qui concerne la circonscription bi-départementale, les questionnements sont multiples. Les “collègues ardéchois restent ardéchois” : c’est la maxime de l’administration. Elle entend par là que les collègues des écoles concernées restent gérés par l’Ardèche pour tout ce qui concerne leur carrière (mouvement, avancement..), que les TR remplaçant dans les écoles sont ardéchois. Mais les écoles ardéchoises de la bidépartementale doivent appeler leur IEN de St Vallier pour signaler un besoin de remplaçant, qui contacte à son tour l’IEN d’Annonay pour qu’il affecte un TR Ardéchois… Les enseignants ardéchois de la bidépartementale peuvent faire appel aux CPC de la Drôme mais uniquement aux CPD de l’Ardèche. Cependant, les équipes des écoles dépendent de l’IEN de St Vallier et vont donc faire leur animations pédagogiques à Romans sur Isère. Par contre, ils ne peuvent s’inscrire qu’au PDF de l’Ardèche.

La maxime serait donc à géométrie variable... Une fiche résumant les référents doit être envoyé à chaque école ardéchoise de la bidépartementale pour clarifier les interlocuteurs (médecins scolaire, psychologue scolaire, maitre E, CPC, CPD, enseignant référent, etc…)

Pour le SNUipp-FSU, cet exemple de circonscription est la démonstration flagrante de l’absence de sens porté par ce redécoupage. L’objectif c’est de coller à une entité administrative et c’est, comme toujours, aux personnels de s’adapter aux problèmes générés par l’administration elle-même !

 

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