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6 novembre 2014

Comité de suivi des rythmes du 14 octobre 2014

Compte-rendu des représentants des personnels du SNUipp-FSU (extrait du supplément 5 à l’Emancipation 462)

Depuis la rentrée, le SNUipp-FSU demandait la convocation du comité départemental de suivi des rythmes. L’administration l’a réuni le 14 octobre 2014. Seul le SNUipp-FSU parmi l’aréopage des nombreuses organisations représentées a fait ajouter plusieurs questions diverses :
- Quel dispositif de suivi des effets de la réforme sur les apprentissages des élèves ?
- Quel dispositif de suivi des effets de la réforme sur l’organisation du service public d’éducation ?
- Demande d’une étude comparative de l’absentéisme sur la première période des années scolaires 2013-14 et 2014-15

1.Point sur les rythmes scolaires

Ainsi on retiendra que l’administration annonce que 54% des écoles travaillent sur un rythme de 5 h 15 par jour, et que 18 % des écoles ont aménagé la pause méridienne.

Le SNUipp FSU est intervenu pour rappeler que la mise en place des rythmes dans le cadre imposé par la loi a conduit à un éclatement de l’unité de l’organisation du service public d’éducation. 131 organisations différentes coexistent dans le département. Il a rappelé aussi, que cette réforme annoncée « au nom du bien être des élèves » n’a finalement été mise en place que sous une multitude des contraintes logistiques (budget, transport, intervenants, locaux…). L’élève-enfant n’a finalement souvent été qu’une caution dans la mise en place de ce dispositif. Au fil des mois, les rythmes de l’enfant sont passés au second plan, voire ont complètement disparu des préoccupations. A plusieurs reprises, le SNUipp, dans les instances dans lesquelles il siège (CDEN, Comités de suivi, CTSD …) rappellera le prétexte initial de ce grand chambardement.

2. Point d’étape sur la structuration des TAP (présenté par la DDCSPP et la CAF)

Ce point a donné lieu principalement à une présentation de l’avancement des Projets EDucatif Territotiaux. Rappel : ces projets sont obligatoires pour pouvoir obtenir une dérogation (encadrement , diplôme des intervenants, horaires, …) mais aussi pour pouvoir bénéficier d’une aide de la CAF (dans le cadre d’un centre de loisir en accueil collectif sans hébergement). A ce jour, sur les 200 communes disposant d’une école publique, 100 sont soumises au dépôt d’une PEDT. Parmi ces dernières :
- 60 l’ont fourni,
- 20 sont en fin de finalisation,
- 20 ont peu avancé le travail.

Le SNUipp-FSU a observé la grande mansuétude de l’Etat en matière de délai pour finaliser les PEDT lorsqu’ils étaient obligatoires et la souplesse avec laquelle la loi est soudainement interprétée !

3. Accompagnement/formation des animateurs et intervenants du périscolaire (présenté par la DDCSPP)

La formation de base semble s’appuyer sur la formation BAFA. Mais il s’agit de prendre en compte la spécificité du nouveau public (ATSEM notamment) ainsi que les contraintes horaires. Alors que le mercredi était proscrit pour les formations, les animateurs étant particulièrement sollicités sur ce créneau, désormais cette journée est favorisée.

Pour le SNUipp-FSU, la nature même de la mise en place des rythmes et leur structuration « explosée » induit soit une détérioration des conditions d’emplois existants (Atsem notamment), soit la création d’emplois sous valorisés et peu reconnus par la société.

4. Témoignage de la mise en place de la réforme des rythmes à St Julien de Serre

Pour préparer cette réunion, le SNUipp-FSU, parce qu’il a la mission de représenter les personnels, a rencontré les enseignants de cette école. Il s’agissait, dans le cadre de ce débat, de porter la parole des collègues de cette école et de compléter si besoin la présentation de la commune. Le maire indique que la mise en place de la réforme des rythmes a donné lieu à une période d’intenses débats et concertations. Il atteste que si les premiers contacts ont parfois été complexes, chacun a pu compter sur une écoute et la prise en compte de ses apports. La mairie a fait appel à des professionnels et des bénévoles. Les élèves participent à toutes les activités sur l’année, il n’y a pas de choix et l’organisateur relève que cela ne pose aucun problème. Au final, tous les élèves, à partir de la grande section y participent sans exception.Le budget municipal pour la mise en place de ces TAP s’élève à 10 000 € pour une soixantaine d’élèves.

Le SNUipp-FSU a fait part de l’analyse des collègues de l’école : ces dernières attestent de l’implication de la commune et de l’excellence des relations. Elles soulignent aussi la charge de concertations que cela a demandée. Néanmoins les collègues ont aussi noté :
- la difficulté des parents à identifier d’autres référents que les enseignantes sur la période des TAP,
- les conflits entre élèves se déplacent de l’école vers les périodes de TAP,
- les après midi des élèves de maternelle ont diminué en densité,
- la période de classe de 13h30 à 15h30 n’est pas propice aux apprentissages, mais les contraintes ont imposé les TAP de 15h30 à 16h30,
- de même, afin d’obtenir les subventions de la CAF la séquence de TAP doit être au minimum de 1 heure, ne permettant pas de lisser de manière (cf horaires de l’école encadré page 4). De toute évidence, il existe une belle dynamique dans la commune de St Julien du Serre. De toute évidence aussi, cette commune n’a pas été choisie au hasard par l’administration, ce qui pose avec d’autant plus d’acuité la question de l’égalité sur le territoire (ce que Jacques Lang identifie comme « le principal danger de cette réforme ») !

5. Questions diverses (à l’initiative du SNUipp-FSU)


- Quel dispositif de suivi des effets de la réforme sur les apprentissages des élèves ?

L’inspectrice d’Académie indique que ce n’est pas du ressort du comité de suivi ! Etonnant quand on écoute la ministre de l’éducation nationale lors de l’émission « le téléphone sonne » du 7 octobre 2014, celle-ci renvoie aux comités de suivi l’étude des effets de cette réforme.

Le SNUipp-FSU a dénoncé une forme d’obscurantisme. En clair, pour l’administration, la réforme des rythmes « c’est bien parce que c’est bien » d’ailleurs le ministère le dit ! La « méthode Coué » a de beaux jours devant elle !


- Quel dispositif de suivi des effets de la réforme sur l’organisation du service public d’éducation ?

Même réponse de l’administration, circulez y’a rien à voir ! C’est fou ce que cette réforme implique d’intelligence et de sérieux dans sa mise en place et son suivi !!!!


- Demande d’une étude comparative de l’absentéisme sur la première période des années scolaires 2013-14 et 2014-15

Le SNUipp a pris acte de la sollicitude de l’administration en matière d’absentéisme dans les écoles qui travaillent le samedi matin (celles-ci sont interrogées toutes les semaines sur les chiffres de fréquentation le samedi matin). Prenant appui sur cette volonté d’analyse et de transparence de l’administration, le SNUipp-FSU a demandé à avoir une étude pour toutes les écoles avec un comparatif par rapport à la période de l’année précédente. En réponse, l’administration si elle a confirmé le suivi des écoles travaillant le samedi matin, n’a pas semblé très intéressée par une étude couvrant toutes les écoles du département. Etonnant non !

 

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